Prix  Rachel-Bureau
 

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Le prix Rachel-Bureau est la plus haute distinction, au niveau régional,  remise à une infirmière par ses pairs. Ce prix est remis chaque année à une infirmière qui :

  • est membre de l'ORIIQ;
  • fait l’objet d’admiration;
  • a reçu un hommage;
  • fait la différence dans son équipe;
  • a du leadership professionnel;
  • est une source d’inspiration professionnelle.

Madame Rachel Bureau obtient son diplôme d’infirmière à l’Hôpital Saint-François d’Assise en 1951. Sa carrière débute en santé respiratoire à la Ligue antituberculeuse puis à l’Association pulmonaire du Québec (APQ) où elle occupe jusqu’à 1986 le poste de Directrice de la section d’éducation. Dans ses fonctions, elle est l’instigatrice de plusieurs programmes pour la lutte au tabagisme avec notamment, la Semaine sans fumée.

Cette femme engagée a œuvré aux niveaux syndical et professionnel. Elle a été présidente au sein du conseil québécois sur le tabac et la santé et, de 1971 à 1974, à l’Association des infirmières et infirmiers du Québec. Au cours de cette période, elle a livré bataille pour l’obtention d’un exercice exclusif des infirmières dans le cadre de l’adoption du code des professions. Lors de l’adoption du projet de Loi 90 par l’Assemblée Nationale, le 14 juin 2002, madame Rachel Bureau était présente au Salon Rouge avec les membres de l’OIIQ. Parmi ses nombreuses réussites, mentionnons la mobilisation politique visant la sauvegarde du poste de directrice des soins infirmiers dans les établissements.

La profession doit beaucoup à cette pionnière qui a rayonné sur les scènes régionale, provinciale et même internationale. Au cours de sa carrière on la retrouve conférencière dans des congrès internationaux à Montréal, Winnipeg et Moscou.

Les nombreux honneurs qu’on lui a attribués témoignent de la valeur de cette femme de parole et d’action. Mentionnons entre autres : la médaille de bronze de l’Académie de médecine de France (1973), l’Insigne du mérite de l’OIIQ (1973), la médaille du Jubilé d’argent de la reine Élizabeth (1977), un certificat d’honneur du Conseil des affaires sociales et de la famille (1986). À l’automne 98, l’APQ soulignait son engagement en lui remettant une plaque souvenir.
Madame Rachel Bureau est décédée le 5 juillet 2004 à l’âge de 80 ans. Merci à vous madame Bureau. Vos réalisations demeureront à jamais gravées dans l’histoire des infirmières du Québec.

Dernier discours de Mme Rachel Bureau (octobre 2003) (pdf : 14 ko)
 

 
 

Récipiendaire du prix Rachel-Bureau

Louise Gareau est une femme d’envergure qui a su, tout au long de sa carrière d’infirmière au Québec et à l’internationale, mettre à contribution ses savoir-être et faire dans l’intérêt des populations qu’elle servait. Très tôt dans sa vie Louise choisira de devenir, comme l’infirmière de colonie Garde Duchemin, une infirmière. Une profession qu’elle pratiquera toute sa vie avec passion, ferveur et engagement. Pionnière de la pratique en CLSC, elle se révélera une infirmière d’avant-garde, d’audace, de caractère et de leadership. C’est notamment auprès des femmes qu’elle s’engagera avec le souci d’améliorer leur santé et leurs capacités d’autodétermination. Elle fera sienne deux valeurs importantes infirmières : l’advocacy et l’empowerment. En fait, habitée par un profond souci de justice, elle s’investira pour l’amélioration de la santé de tout être humain vivant une situation de vulnérabilité qui se trouvait sur son parcours de soignante.

 

Sur le terrain et dans l’action, Louise Gareau a défendu bec et ongles le rôle infirmier afin que les infirmières puissent travailler à la hauteur de leurs compétences. Certains diront que Louise fut une superinfirmière avant l'heure. Elle vous répondra plutôt qu’elle était tout simplement une infirmière. Fréquemment, elle exprima avec force ses oppositions avec des façons de faire de certains membres du corps médical, envers une certaine pratique médicale qu’elle qualifiait parfois de colonisatrice. Elle ne se battait pas pour enlever aux médecins des champs de pratique. Ce qu’elle revendiquait était d’un tout autre ordre. En fait, elle disait : «Nous, les infirmières, nous avons un travail à faire et nous allons le faire. De leur côté, les médecins ont également un travail à faire. Et ils devraient bien le faire ».

 

Que ce soit au Québec ou à l’international, la majorité des personnes ayant travaillé en équipe et en interdisciplinarité avec Louise parlent de cette femme avec passion et reconnaissance. On reconnaît en elle une infirmière profondément ancrée dans les valeurs de santé communautaire. Les besoins et savoir-faire des populations locales orientaient ses interventions infirmières. Des interventions toujours réalisées en interdisciplinarité et en collaboration avec les ressources du milieu.


Le parcours singulier de Louise Gareau est jalonné de rencontres marquantes. Au côté de Maria De Koninck elle a contribué à des recherches sur le VIH en Afrique; solidairement avec le Dr Morgentaler et des femmes du Québec, elle s’est battue pour le droit à l’avortement; coude à coude avec les Isabelle Brabant et Huguette Boislard, elle s’est investie pour la reconnaissance des sages-femmes. Les yeux brillants des souvenirs qui l’habitent, Louise vous dira que : «Sans ces alliances, sans cette solidarité, je n'aurais pas fait grand-chose».

Le parcours de Louise Gareau illustre comment l’infirmière a un accès privilégié à l’expérience humaine et qu’elle doit prendre la parole. Si cette parole est solide, fondée, crédible parce qu’ancrée dans l’expérience, l’infirmière peut faire la différence, faire avancer les questions, les problèmes qui se présentent à elle.

 

Pourquoi honorer Louise Gareau? Parce que cette femme a un parcours d'infirmière exceptionnel qui, aujourd'hui encore, inspire de nombreuses infirmières de carrière et en devenir. Parce que son parcours d'infirmière est porteur d'enseignements qu'il serait irresponsable de laisser disparaître.

 

 LES LAURÉATES

2008 Mme Marie-France Ébacher, vice-doyenne aux études, Faculté des sciences infirmières, Université Laval.

2007 Mme Édith Côté, professeure titulaire à la retraite, Université Laval.

2006 Mme Marie de Serres, infirmière clinicienne spécialisée en oncologie au CHUQ, remis par Mme Gyslaine Desrosiers.

2005 Mme Danielle Rodrigue, coordonnatrice des activités du secteur clinique, de l’enseignement et de la recherche en soins infirmiers à l’Hôpital Laval, remis par Mme Gyslaine Desrosiers.

2004 Mme Denise Lévesque-Boudreau, coordonnatrice des activités du secteur clinique de l'enseignement et de la recherche en soins infirmiers à l'Hôpital Laval, remis par Mme Gyslaine Desrosiers.

2003
Mme Louise Hagan, professeure à la Faculté des sciences infirmières de l’Univesité Laval, remis par Mme Gyslaine Desrosiers.

2002
Mme Sylvie Berger, chef d’unité de l’urgence du CHUQ-CHUL, présentement au service du ministre de la santé et des services sociaux à titre de coordonnatrice adjointe du centre de coordination nationale des urgences (CCNU)., remis par Mme Rachel Bureau

2001 Mme Claudette Laflamme-Lake, chef d’unité orthopédie et centrale des brancardiers, CHA – Hôpital de l’Enfant-Jésus, remis par Mme Olive Goulet, récipiendaire de l’Insigne du Mérite de l’OIIQ, édition 1999.

2000
Mme Andrée Coulombe, chef d’unité aux soins intensifs, CHUQ- L’Hôtel-Dieu de Québec, remis par Mme Gyslaine Desrosiers.

1999
M. Michel Fontaine, directeur général, RRSSS, remis par Mme Gyslaine Desrosiers, présidente de l’OIIQ.

1998
Mme Louise Jobin, directrice des soins infirmiers, Hôpital Laval, remis par Mme Rachel Bureau, marraine du Prix.

1997
Mme Anne Legendre-Parent, conseillère en soins infirmiers, CHUQ, remis par Mme Gyslaine Desrosiers, présidente de l’OIIQ.

1996
Mme France Provençal-Belleau, conseillère clinique, Hôpital du Saint-Sacrement, remis par Mme Gyslaine Desrosiers, présidente de l’OIIQ.

1995
Mme Suzanne Petit, directrice-adjointe des soins infirmiers, Hôpital Laval, remis par M. Richard Morin, récipiendaire de l’Insigne du mérite de l’Ordre, édition 1994.

1994
Mme Sylvianne Fillion, coordonnatrice des programmes informatiques, Hôtel-Dieu de Québec, remis par Mme Gyslaine Desrosiers, présidente de l’OIIQ.

1993
Mme Johanne Côté, coordonnatrice à Info-Santé, remis par M. Jean-Paul L’Allier, maire de Québec.

1992
Mme Marie Bégin, infirmière soignante en obstétrique, Hôpital du Christ-Roi, remis par Mme Madeleine Blanchet, présidente du Conseil des Affaires sociales.

1991 Mme Pierrette Lévesque, professeure en sciences infirmières à l’Université Laval, remis par M. Marc-Yvan Côté, ministre de la Santé et des Services sociaux.

1990
Mme Esther Foy-Drolet, directrice des soins infirmiers, Hôpital du Christ-Roi, remis par Mme Carmen M. Bélair, directrice générale de FRESIQ.

1989
Mme Marguerite Tremblay, infirmière gestionnaire en santé mentale au Conseil régional de la santé et des services sociaux, remis par Mme Percéphone Canone, présidente de l’AFDU.

1988
Mme Andrée Bouchard, infirmière-chef, Hôpital Saint-François d’Assise, remis par Mme Mary Lamontagne, épouse du lieutenant-gouverneur du Québec.

1987
Ex-aequo Mme Solange Bouchard, coordonnatrice en néphrologie, Hôtel-Dieu de Québec et Mme Rachel Bureau, éducatrice de la santé à l’APQ, remis par Mme France Collin, présidente de la Corporation des infirmières et infirmiers de Québec, rive-nord.

1986 Sœur Rita Martel, directrice des soins infirmiers, Hôpital du Saint-Sacrement, remis par Mme France Collin, présidente de la Corporation des infirmières et infirmiers de Québec-rive nord, aujourd’hui ordre régional.
 

Critères d’évaluation des dossiers

1. Qualités personnelles

  • dégage du dynamisme ;
  • démontre de la confiance en soi ;
  • s’engage et persévère dans son engagement ;
  • démontre une capacité d’adaptation ;
  • démontre une capacité de négociation ;
  • dégage des attitudes de respect et d’authenticité.

2. Qualités professionnelles

  • s’implique à un ou plusieurs niveau (local, régional ou provincial) ;
  • fait preuve de leadership auprès de ses pairs et auprès des autres professionnels ;
  • fait preuve d’initiative et de sens critique ;
  • démontre une capacité de travailler en interdisciplinarité ;
  • Connaît son rôle de professionnelle et le rôle des autres intervenant(e)s
    Est capable d’entrer en relation avec les autres professionnel(e)s afin de répondre adéquatement aux besoins de la clientèle.

3. Contribution particulière à la profession

  • A à son actif une ou plusieurs réalisations significatives dans le but d’améliorer la qualité des soins ou faire la promotion de la profession à un ou plusieurs niveau (local, régional ou provincial) ;
    Exemple : programme clinique, enseignement, développement administratif ou clinique, recherche
  • démontre une expertise reconnue et recherchée
    Exemple : présentation de dîner causerie à l’interne, participe à la formation continue, présentation à des colloques, personne ressource dans des activités de formation continue, soit à l’interne ou à l’externe et ce, à un ou plusieurs niveau(x) (local, régional ou provincial).

4. Rayonnement professionnel

  • est reconnue par ses pairs à un ou plusieurs niveau (local, régional ou provincial) ;
  • est reconnue par d’autres professionnel(e)s à un ou plusieurs niveau (local, régional ou provincial) ;

5. Formation académique

  • diplômes obtenus ;
  • cours ou autres activités de perfectionnement
    exemples : micro programme, certificat, instructeure en RCR, PDSB ou premiers
    soins etc ;
  • constance dans le maintien de ses compétences
    exemples : participe à des activités de formation continue, participe à des congrès , des colloques,
    est inscrite à des revues, recherches,
    est a l’affût de banques de données,
    participe à des formations continues libres en cours d’emploi…

Le prix Rachel-Bureau est la plus haute distinction en soins infirmiers de l’ORIIQ.



 

© Ordre régional des infirmières et infirmiers de Québec. 2005